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Ingénieur d’affaires : le métier le plus recherché de l’industrie en 2025
À l’intersection du commerce et de la technique, l’ingénieur d’affaires industrielles s’impose comme l’un des profils les plus recherchés par les entreprises. Dans un contexte de transformation numérique, de transition énergétique et de réindustrialisation, les organisations ont un besoin croissant de professionnels capables de comprendre une technologie complexe autant que de la vendre. Un profil rare, exigeant — et de plus en plus prisé.
Un marché en tension structurelle
Le constat est clair : le marché de l’ingénierie d’affaires et de la vente technique BtoB est en tension depuis plusieurs années. Selon les données du marché du recrutement commercial, plus de 52 % des postes à pourvoir dans la fonction commerciale concernaient des commerciaux terrain, des ingénieurs d’affaires et des business developers — pour seulement 23 % des candidatures enregistrées sur ces profils. L’écart entre l’offre et la demande est donc considérable.
Le secteur industriel est le premier recruteur de ces profils, représentant 23,4 % des offres d’emploi commercial au deuxième trimestre 2024, devant les services aux entreprises et l’IT. Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est, fortement industrialisées, figurent parmi les bassins d’emploi les plus actifs.
Le profil technico-commercial, dont l’ingénieur d’affaires est la déclinaison la plus élaborée, figure d’ailleurs dans le top 10 des métiers qui recrutent en France selon Michael Page, avec des offres en hausse de 15 % en 2025 par rapport à l’année précédente.
Pourquoi ce profil est-il si recherché ?
Les entreprises industrielles ont longtemps cherché à recruter soit des ingénieurs, soit des commerciaux. Aujourd’hui, elles veulent les deux en un. La raison est simple : vendre des solutions technologiques complexes — une ligne de production automatisée, un système de gestion de l’énergie, une solution IoT industrielle — ne s’improvise pas. Cela nécessite de comprendre le besoin technique du client, de construire une offre sur mesure, de négocier les conditions, puis de piloter la réalisation jusqu’à la livraison.
L’ingénieur d’affaires est précisément ce profil : ni ingénieur pur, ni commercial classique, mais un professionnel à double compétence capable d’être à l’aise aussi bien dans un atelier de production que dans une salle de réunion de direction générale.
Les secteurs porteurs
Plusieurs secteurs sont en forte demande de ces profils hybrides aujourd’hui.
L’industrie manufacturière et l’industrie 4.0
restent en première ligne. Robots collaboratifs, jumeaux numériques, IoT industriel, systèmes automatisés : les solutions à vendre sont de plus en plus complexes, et les acheteurs de plus en plus exigeants techniquement.
La transition énergétique
génère un besoin massif de profils commerciaux spécialisés, capables de développer des projets en efficacité énergétique, en énergies renouvelables ou en smart grids. Ces solutions à haute valeur ajoutée exigent une maîtrise technique que les commerciaux généralistes ne possèdent pas.
La transformation digitale des entreprises industrielles
crée également de nouvelles opportunités : cybersécurité, cloud industriel, IA appliquée à la production — autant de domaines où les ingénieurs d’affaires jouent un rôle de traducteur entre le monde technique et le monde des affaires.
La chimie, la pharmacie et les biotechnologies
complètent ce panorama, avec des cycles de vente longs et des enjeux réglementaires importants qui nécessitent des profils à haute valeur ajoutée technique et commerciale.
Des rémunérations attractives, portées par la rareté du profil
La rareté du profil se traduit directement dans les rémunérations. Selon les données du marché 2025, un ingénieur d’affaires débutant peut prétendre à une fourchette de 30 000 € à 50 000 € bruts annuels selon le secteur et la taille de l’entreprise. Cette rémunération progresse rapidement avec l’expérience :
| Niveau d’expérience | Rémunération brute annuelle |
| Débutant (0-2 ans) | 30 000 € – 50 000 € |
| Confirmé (3-10 ans) | 50 000 € – 80 000 € |
| Senior (10+ ans) | Jusqu’à 100 000 € et au-delà |
À ces salaires fixes s’ajoutent des éléments variables — primes sur objectifs, commissions sur affaires conclues — qui constituent une part significative de la rémunération globale. Sur les secteurs les plus porteurs (IT, énergie, industrie de pointe), la part variable peut représenter entre 20 et 30 % de la rémunération totale.
La double compétence : une rareté qui crée de la valeur
Si ce profil est aussi recherché, c’est précisément parce qu’il est difficile à former. Un ingénieur issu d’une filière technique manque souvent des codes commerciaux, de la posture de négociateur et de la culture business. À l’inverse, un commercial sans bagage technique ne sera pas crédible face à des interlocuteurs spécialisés. Former un profil réellement hybride demande du temps, une pédagogie spécifique et une immersion forte dans le monde industriel.
C’est cette conviction qui est au cœur du projet pédagogique d’HYBRIA. École de la CCI Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne, fondée en partenariat avec l’INSA Lyon, HYBRIA forme des ingénieurs d’affaires industrielles titulaires d’un titre RNCP niveau 7 reconnu par l’État. Un programme pensé dès l’origine pour construire cette double culture — scientifique et commerciale — que les entreprises peinent aujourd’hui à trouver sur le marché.
Vous vous reconnaissez dans ce profil ?
Le métier d’ingénieur d’affaires industrielles est fait pour les profils qui aiment autant comprendre une technologie que convaincre un client. Si vous êtes curieux, à l’aise avec les environnements techniques et attirés par le monde des affaires, c’est peut-être la voie qui vous correspond.
Pas besoin de dossier pour commencer : une simple conversation suffit. L’équipe d’HYBRIA est là pour répondre à vos questions, sans engagement.